PETITE COQUINE

Nuit de neige

                             

 

La grande pleine est blanche, immobile et sans voix

Pas un bruit, pas un son ; toute vie est éteinte

Mais on entend parfois comme une morne plainte

Quelque chien sans abri qui hurle au coin d'un bois

 

Plus de chansons dans l'air, sous nos pieds plus de chaumes

L'hiver s'est abattu sur toute floraison

Des arbres dépouillés dressent à l'horizon

Leur squelette blanchi ainsi que des fantômes

 

La lune est large et pâle et semble se hâter

On dirait qu'elle a froid dans le grand ciel austère

De son morne regard, elle parcourt la terre

Et, voyant tout désert, s'empresse à nous quitter

 

Et froid tombe sur nous les rayons qu'elle darde

Fantastiques lueurs qu'elle s'en va semant

Et la neige s'éclaire au loin, sinistrement

Aux étranges reflets de la clarté blafarde

 

La terrible nuit pour les petits oiseaux

Un vent glacé frissonne et court par les allées

Eux, n'ayant plus l'asile ombragé des berceaux

Ne peuvent pas dormir sur leur pattes gelées

 

Dans les grands arbres nus que couvre le verglas

Ils sont là, tout tremblants, sans  rien qui les protège

De leur oeil inquiet, ils regardent la neige

Attendant jusqu'au jour la nuit qui ne vient pas

 

 

 

 

 

 

 

 



Article ajouté le 2007-11-12 , consulté 25 fois

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