souffrir pour toi
Je pense à la douleur, pouquoi ? Une expiation ? Un fantasme ? Une attente ? Des images traversent mon esprit. Elles sont martinet, fouet, cravache sur ma peau lacérée. J'appréhende, je demande, je désire. La lanière claque, en un centième de seconde, me parvient au cerveau, l'éclair fulgurant d'une douleur. Puis encore sa main dirige le chatiment. Crierai-je ? Resterai-je silencieuse ?
Je me tords de douleur, et le plaisir m'envahit. Je ne bouge plus, j'espère. J'espère encore sa main, d'un mouvement du poignet qui vient lézarder mes dernières convictions, m'arracher mes dernières illusions dont je voulais oublier jusqu'à leur existence.
Je me découvre, je me dénude jusqu'à l'extrême limite. Je pleure doucement, autant de joie que de souffrance.
La lanière qui me frappe ce sont tes mots que je n'entends pas. La lanière qui me cingle ce sont tes désirs que je ne satisfais pas. Ma peau meurtie, c'est le tapis de tes désirs enfouis.
Verrais-le alors le regard autoritaire, naître le démon de l'ange. Fouette maitre, envoies moi les signes de tes plaisirs.
Mon corps dit tout haut ce que mon âme imagine tout bas. Profite de moi, maitre, je t'offre ma peau aux lézardes de tes humeurs.

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