5 avril 2008
Bonsoir maître,
Le week-end commence, je pense à toi. Même si j'étais assez occupée aujourd'hui mon esprit n'a pas pu s'empêcher de se tourner vers toi. Il me semble qu'à chaque instant, chaque minute, tu ne peux sortir de mon esprit. Et pourtant c'est une sensation que je ne voulais plus ressentir, il n'était plus question pour moi d'accorder la moindre de mes pensées à un homme. Mais voilà, il semble que la vie en ait décidé autrement.
Ce matin, j'ai remonté le cours de ma vie... de ma triste vie. Je n'aime pas en parler mais je n'ai pas eu trop le choix. Je me suis retrouvée chez le médecin qui m'a suivie durant ma longue dépression. Deux ans que je ne l'avais pas vu, deux ans que je ne voulais plus le voir. Des problèmes de santé de ma fille et voilà que je me trouve dans son cabinet. Je suis très mal à l'aise mais peut être est-ce le moment d'avancer. Je n'aime pas parler de mon passé, je n'ai plus envie d'en parler. Mais aujourd'hui je suis mise au pied du mur.
Et c'est vrai que cet inceste me bouffe la vie. Alors je lui parle de la partie avouable de ma vie d'aujourd'hui, de mes angoisses, de mes espérances, du chemin parcouru. De ce long chemin semé d'embûches. Et je me rends compte que cette reconstitution que j'essaie d'effectuer depuis ces dernières années est loin d'être terminée. J'ai encore beaucoup à faire y pour arriver. Mais je suis une battante, et je mettrai tout en oeuvre pour parvenir aux objectifs que je me suis fixé.
Mon coeur saigne encore du mal que mon frère m'a fait subir. J'y pense tous les jours, et c'est vrai que quelques fois je deviens insupportable, impossible à vire et dans ces moments-là j'ai une répugnance pour la jente masculine et le beoin de détruire tout autour de moi est plus fort que tout, je ne veux plus de cet amour qui m'est offert . Alors je cesse toute relation même si je ressens beaucoup d'amour. C'est une pulsion que je ne peux contrôler. Certains disent que je suis difficile à cerner, le mystère qui m'entoure les attire, mais s'ils savaient la souffrance qui m'envahit...

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